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Le Quatuor d'Alexandrie
Lawrence Durrell



Je l’avais déjà lu quand j’étais ado. Ça m’a beaucoup marqué. Je le relis aujourd’hui, quelques 25 ans plus tard. Quelques courts passages sont un peu durs à pénétrer (particulièrement dans son premier volume intitulé Justine), mais cela ne doit en aucun cas dissuader le lecteur de lire et d’apprécier l’œuvre dans son intégralité. Je lis chaque phrase quasi religieusement, comme quelqu’un qui s’applique à sucer la moelle d’un os bien juteux (une métaphore pour la vie)

L’histoire a lieu en Egypte, dans l’Alexandrie des années 30 et 40. C’était à l’époque un endroit cosmopolite où vous parliez simultanément l’anglais, le français, l’arabe, le grec, l’arménien.
D’une certaine manière, j’ai le sentiment d’y avoir vécu : mon père est né au Caire pendant la seconde guerre mondiale. Il a vécu dans un milieu privilégié, un cocon sociétal, et descendait régulièrement à Alexandrie pour profiter des plages tandis que la guerre faisait rage à deux pas, dans le désert libyen, ainsi qu’en Europe.
Mon grand-père a ramené de merveilleux albums photos de cette Égypte d’avant Nasser, dont il ne subsiste plus grand-chose aujourd’hui.

J’ai trouvé sur le net une vieille photographie de Durrell, dans laquelle il ne devait pas avoir plus de 40 ans. Il est à la fois Darley, Purswarden & Arnauti. Il est, dans une certaine mesure, Balthazar & Nessim, Mountolive & Keats, Justine & Clea (tous personnages de son Quartet).

J’ai aussi découvert Cavafy grâce à lui.


Donald Sheridan












Lawrence Durrell
Huile
55 x 46 cm