Sheri's Tribune







Du divorce

A chaque fois que j'ai affaire à une personne divorcée, je suis assailli par l'appréhension. Et, bien souvent, mes craintes s'avèrent justifiées. Même mon épouse finit par l'admettre.

Je ne suis pas religieux. Et je ne suis pas pro-mariage. Mais je ne supporte plus cette mentalité qui consiste à considérer le mariage comme un bien de consommation jetable, et ce surtout quand des enfants naissent de cette union.
Plus d'une fois j'ai constaté que des personnes en apparence très mûres, qui en imposent dans la vie professionnelle, sont sur le plan affectif et relationnel d'une puérilité, d'une immaturité affligeante qui flirte ouvertement avec la connerie.

Les divorcés ne savent plus faire de concessions. Comme les célibataires endurcis, ils ne vivent que pour eux. Ils deviennent égoïstes, intransigeants, s'aigrissent et oublient les règles de courtoisie, de savoir-vivre, les plus élémentaires. C'est le 'moi je' qui prime.
Et les enfants ? Ils trinquent ! Objets de négociations sordides, malmenés par l'orgueil idiot de leurs parents.

Peut-être me tromperais-je ? Peut-être qu'une telle attitude n'est pas la conséquence, mais la cause du divorce ? C'est bien possible. Toujours est-il que ces derniers temps, j'ai été confronté à des comportements qui m'ont vraiment laissé pantois.

Je généralise trop, je sais. Je suis en colère, c'est tout.

Et, entre nous, si les divorcés étaient un peu moins cons, càd un peu moins campés sur leurs positions respectives, bref s'ils faisaient réellement l'effort de sauver leur couple, les prix de l'immobilier ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. Le divorce, c'est le kiff des agents et promoteurs.